SARAH GUINAULT, DIPLÔMÉE 2016

Sarah Guinault fait partie des diplômés de l’ENSCMu embauchés avant même leur remise de diplôme. Après une année de césure puis un stage de fin d’études au service assistance technique de Butachimie, à Chalampé, elle y a été recrutée dès juillet 2016. L’entreprise fabrique de l’adiponitrile et de l’hexaméthylènediamine, deux intermédiaires clés dans la chaîne de fabrication du nylon.

« Dès mon arrivée chez Butachimie, j’ai travaillé sur un projet utilisant la méthode DMAIC (Define, Measure, Analyse, Improve et Control), issue de la démarche Lean Six Sigma. Une fois en poste d’ingénieure, j’ai été formée à cette approche et obtenu la certification Six Sigma Black Belt, le plus haut niveau de maîtrise avant celui de formateur Master Black Belt. Cela m’a permis de conduire rapidement de gros projets à forts enjeux économiques. On m’a fait confiance et j’ai beaucoup appris », explique Sarah.

Pendant une dizaine d’années, elle a exercé comme ingénieure assistance technique sur deux ateliers différents, développant une solide expertise technique ainsi que des savoir-faire et savoir-être précieux au fil des projets. Sa mission consistait à assurer le lien technique entre la chimie, les équipements et la production, pour garantir le fonctionnement des installations en sécurité, avec le niveau de qualité et de performance attendu.

Depuis juillet, Sarah dirige le service et encadre une vingtaine de personnes. Elle intervient désormais à un niveau plus stratégique : « Mon métier consiste à comprendre les problèmes, supprimer les causes de pertes et orienter les ressources de l’usine vers les actions qui créent le plus de valeur pour la sécurité, la production et la performance. »

Depuis la rentrée, elle intervient également à l’ENSCMu comme professionnelle dans le cadre de la formation Lean management 5.0, proposée aux élèves dès la première année. « Ce type de formation coûte plusieurs milliers d’euros à un employeur. J’attire l’attention des élèves là-dessus, car ils ont beaucoup de chance de pouvoir en bénéficier dès leur cycle ingénieur », souligne-t-elle. « Au-delà des outils présentés, la formation Lean permet aux élèves de développer des réflexes d’analyse, de résolution de problèmes et d’amélioration continue, mobilisables tout au long de leur carrière. Ils apprennent à appréhender leur environnement de travail de manière plus structurée et efficace, tout en développant des compétences recherchées en matière de performance opérationnelle, de management et de conduite du changement. »

Son conseil aux futurs ingénieurs ? « Profiter pleinement de tout ce que l’école a à offrir, au-delà du solide socle scientifique. Projets, certifications, stages, expériences internationales ou responsabilités associatives sont autant d’opportunités pour enrichir son profil et se démarquer. Les entreprises recrutent des ingénieurs capables d’analyser des situations complexes, d’exercer leur esprit critique, de conduire des projets et de transformer des idées en solutions concrètes.

Apprendre à se connaître est également essentiel : identifier ses forces et ses axes de progrès, développer ses compétences relationnelles et managériales. La réussite professionnelle repose autant sur les compétences humaines, l’adaptabilité et la capacité à travailler avec les autres que sur l’expertise technique elle-même. »